Le « Robinson français ». C’est ainsi que fut surnommé Georges de Caunes, homme de télévision et de médias, lorsqu’il décida, en 1962, de s’exiler pour un an sur une île déserte, afin de se couper du monde et de vivre une expérience d’anachorète. La Marine nationale met alors à sa disposition un bloc aride, l’île d’Eiao, perdue dans l’archipel des Marquises, où, comme on le sait depuis Jacques Brel, « mourir n’est pas de mise ». La mort, comme le raconte Antoine de Caunes dans Il déserte, une bande dessinée à l’âpre beauté, son père la côtoiera pendant son douloureux séjour. Si passe encore que poules et moutons sauvages abattus finissent dans l’assiette de Georges, ce dernier sera rapatrié d’autorité au bout de quatre mois sur l’injonction d’un médecin, paniqué devant le déplorable état physique de l’aventurier.
Avec l’aide des flamboyances fauvistes de Xavier Coste, Antoine de Caunes a donc décidé de retracer cette histoire stupéfiante d’un père solitaire, qui décide de tout lâcher – notoriété, travail, famille – pour aller aux frontières de lui-même et de la folie, seulement flanqué de son fidèle chien Eder. Pour Le Point, l’enfant du rock et trublion d’un Canal+ d’un autre temps, devenu un grand-père heureux, revient sur cette aventure agitée mais salutaire.
Le Point : Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour évoquer cette histoire, dont on sent qu’elle a constitué un moment important de votre vie ?
Antoine de Caunes : Cette histoire a toujours fait partie du roman familial, et elle m’a marqué au fer quand j’étais enfant. Au fil des années, j’avais vaguement essayé d’en parler avec mon père, qui n’était pas un communicant né, comme on peut le constater dans le livre. Et je m’étais satisfait de cela. Avec les pères de cette génération, nés avant la guerre, qui avaient traversé des moments difficiles, la discussion était compliquée.
Était-ce de la pudeur ? Je ne sais pas. J’avais en tête de faire quelque chose avec lui, un livre d’entretiens sur les relations père-fils. Mais ça tournait un peu en rond. C’est amusant, car je lui avais déjà proposé comme titre celui que j’ai gardé pour cette bande dessinée : Il déserte. Il l’avait à la fois mal et bien pris, car il avait un solide sens de l’humour.
En plus de son journal, mon père avait archivé tout ce qui avait concerné cette expérience.
Il y a quelques années, ma petite sœur Marie m’a proposé de récupérer le journal de mon père sur son expérience à Eiao. Je l’ai soigneusement rangé, en me disant qu’un jour, peut-être, j’y reviendrais. Et puis, quand Dargaud est venu me voir pour écrire un scénario de bande dessinée, un support que j’adore, on a d’abord parlé d’une adaptation de roman. Mais c’étaient des idées assez classiques qui revenaient régulièrement.
Je me suis dit alors : « Quitte à faire une BD, autant que ce soit quelque chose de vraiment personnel. » Et immédiatement a surgi cette histoire, qui offrait une matière fantastique pour un livre, d’autant qu’en plus de son journal, mon père avait archivé tout ce qui avait concerné cette expérience (coupures de presse, photos…).
Ce qui frappe, c’est la variété des tons que vous employez dans l’ouvrage. On sent à la fois beaucoup de tendresse et d’amour, mais aussi de l’âpreté, voire de la dureté et de la violence. Vous évacuez tout romantisme, malgré la référence explicite à « Robinson Crusoé » dans votre sous-titre (« Georges ou la vie sauvage »).
C’est ce qui s’est passé exactement pour mon père. Plutôt que romantique, il avait une vision romanesque de l’expérience de Robinson Crusoé, dont on sait qu’elle est évidemment romancée par Daniel Defoe. Il s’illusionnait totalement sur ce qu’il allait trouver sur ce caillou perdu au milieu de nulle part. Il y avait eu un bagne là-bas, et on comprend pourquoi. Les Français avaient laissé des moutons sur place, qui avaient absolument tout rasé. Le fossé entre la réalité et son rêve était un abîme, et il est très vite redescendu sur terre. En même temps, il y avait quelque chose de beau dans cette solitude. De beau, mais aussi de très dur et de très cruel, oui. Son seul et unique souci a été très vite de survivre.
Vous avez choisi d’instaurer un dialogue imaginaire entre trois personnes : l’enfant que vous étiez, l’homme que vous êtes devenu et votre père. En même temps, ce dialogue n’a pas vocation à résoudre la question du départ de votre père, qui demeure sans réponse.
Oui, cela reste en suspens. Le croisement des narrations me permettait d’offrir un point de vue « officiel », qui s’appuyait sur les carnets de mon père, et d’autres qui l’éclairent ou le questionnent. Mais je n’étais pas là pour faire une analyse de mon père et répondre à sa place. Je crois simplement qu’il était poussé par un désir irrépressible, beyond his control (indépendamment de sa volonté).
Il n’a plus évoqué cette période, c’était une véritable blessure d’orgueil.
Il avait survécu à une guerre, il avait été privé de son propre père très tôt. Frédéric Beigbeder raconte un peu ça dans son dernier roman (Un homme seul). Peut-être mon père avait-il besoin de vivre réellement sa jeunesse, peut-être se sentait-il un peu coupable d’avoir survécu à tout ça… Ce n’était pas une décision rationnelle que de se mettre en danger de façon aussi extrême, alors qu’il avait une femme, des enfants… Après, il aura passé sa vie à partir, par exemple en accompagnant Paul-Émile Victor au cours de ses premières expéditions polaires au Groenland, au début des années 1950.
En revanche, une chose est sûre : il est revenu changé de son séjour sur l’île. Il l’avoue sans masque dans ses carnets. Mais si cela a contribué à un changement en lui, cela n’a pas aidé à « l’ouvrir » davantage, même s’il s’est un peu attendri avec le temps. Comme c’était un homme de communication, il s’intéressait à l’état du monde, mais pas forcément à ce qu’il avait autour de lui. Il ne faut pas oublier que, quand il a été rapatrié, il était dans un état lamentable. Il n’a plus évoqué cette période, c’était une véritable blessure d’orgueil.
Comment s’est passée votre collaboration avec Xavier Coste ?
Il faut insister sur le travail de Xavier, car l’image a un rôle absolument capital dans la traduction de cette histoire. Je l’avais croisé au moment où il avait reçu le prix BD France Inter en 2022 pour son adaptation de 1984, de George Orwell. Mais c’est surtout son adaptation de L’Enfant et la rivière, d’Henri Bosco, qui m’avait stupéfié. J’étais émerveillé par sa manière de représenter une nature aussi élégiaque, lumineuse… Il a tout de suite accepté, car je crois qu’après 1984 et 1985, qui sont des œuvres très sombres, il avait besoin de revenir à cette veine-là.
Xavier Coste a produit des images de l’île telles que je me la représentais quand j’étais enfant.
Dès que nous avons commencé, nous avons tout mis sur la table : journaux, comptes rendus, photos… Il s’est totalement approprié cette histoire, alors que je le laissais entrer dans une intimité familiale. Ce qu’il a fait est extraordinaire, il a produit des images de l’île telle que je me la représentais quand j’étais enfant, avec cet environnement à la fois écrasant et oppressant. C’est d’ailleurs l’idée que je continue à m’en faire soixante ans après puisque je n’y ai jamais mis les pieds.
Que ressentez-vous depuis la sortie de ce livre ?
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J’ai été épaté par le résultat final. On a beau visualiser toujours un peu ce que cela va donner, on ne sait pas trop à quoi à s’attendre. Cela m’a fait beaucoup de bien, comme si je m’étais allégé d’un coup. J’ai surtout été très sensible à l’accueil qu’en ont fait les membres de ma famille. C’est un bel objet de transmission, car en éclairant le passé, on éclaire aussi le futur. Mais il possède également une petite touche universelle, dans cette peinture de la relation compliquée entre un fils et son père. Et j’ai la faiblesse de croire que ce livre aurait plu au mien.
Il déserte. Georges ou la vie sauvage, d’Antoine de Caunes et Xavier Coste (Dargaud, 208 p., 30 €).
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