Reno Lemaire est un Montpellierain de 45 ans qui nous reçoit les mains dans les poches, détendu, sans le moindre signe extérieur qui trahirait son statut de plus célèbre auteur/artiste de manga français en activité. En 2006, date de création de l’œuvre de sa vie, le manga Dreamland (éditions Pika), écrit et dessiné par ses soins, Reno Lemaire a débuté une longue route vers la notoriété internationale dans un secteur où les Français n’avaient jusqu’ici pas vraiment voix au chapitre.
Dreamland fut ainsi le premier manga tricolore publié professionnellement : l’intrigue suit le destin de Terrence, un lycéen montpelliérain qui, depuis la mort de sa mère dans un incendie, a la phobie du feu. Lorsque, après un énième cauchemar, il finit par surmonter cette phobie, il déclenche l’ouverture de Dreamland, un monde de fantasy accessible uniquement pendant le sommeil, où vivent ceux qui, comme lui, sont parvenus à vaincre leurs cauchemars. Tous les humains qui visitent Dreamland héritant d’un pouvoir lié à leur peur intime, Terrence peut donc désormais contrôler le feu. Pour explorer le monde de Dreamland, il forme rapidement un groupe de compagnons, les Lucky Stars.
Pur shonen (manga pour ados) dans l’esprit, mais avec des références et un humour très franco-français, Dreamland a rencontré son public grâce à une brochette de personnages hyper attachants, servie par dessin magnifique et assez inhabituel dans le milieu du manga. Le trait de Reno Lemaire est devenu très vite reconnaissable, gage de la singularité de ce manga onirique.
Vingt-deux volumes plus tard, depuis 2006, les aventures de Terrence et de ses amis dans le monde des rêves se sont écoulées à plus de huit cent mille exemplaires. Une prouesse, pour un genre que l’on disait voué à l’échec sous une plume de gaijin (« étranger » en japonais), encore plus en provenance de la patrie de Descartes. Fort de ce succès, la création de Lemaire s’apprête à être redécouverte par ses fans et par un nouveau public, sous la forme d’une série animée fabriquée par Le Chouette Compagnie et attendue courant 2026 sur la plateforme ADN (qui produira le feuilleton), pour les vingt ans du manga.
Autre exploit : Dreamland est également publié au Japon ( !), le pays où tout a commencé pour Reno Lemaire. Le 16 octobre, le mangaka a par ailleurs publié un nouveau titre, Free Quest, toujours chez Pika. Un tout nouvel univers – un monde d’heroic fantasy où deux jeunes enfants fuient le régime totalitaire d’un roi fou – illustré par le jeune Néo, un artiste bourré de talent. Rencontre avec le héros du french manga, flanqué pour l’occasion de ce jeune dessinateur au pseudonyme homonyme du héros de la saga Matrix.
Le Point Pop : Comment a démarré l’aventure Dreamland ?
Reno Lemaire : Elle a commencé de la façon la plus simple possible : je fais de la BD depuis que j’ai 7 ans. Pas seulement des dessins mais des planches et des histoires. À 24 ans, j’ai essayé de faire de ma passion un métier, sans me prendre la tête sur le fait que ça n’a jamais été fait avant. Je suis tombé amoureux du format manga avec Dragon Ball. Je ne savais pas si ça avait été fait avant, et je ne me suis pas posé la question. J’ai fait ce que j’ai voulu, c’est tout.
Qu’avez-vous appris de ces vingt dernières années ?
Que si personne ne l’avait fait avant, c’est parce que c’est extrêmement dur ! La France est le pays de la BD franco-belge et du « 48 pages par an ». C’était inimaginable pour moi de dessiner deux cents pages en six mois. Aujourd’hui, tout le monde s’imagine pouvoir faire un manga, mais le jour où on commence à dessiner les planches, on ne tient pas deux ans. C’est grisant de faire comme ses idoles, mais je vois à quel point c’est… physique.
Dreamland vient d’être traduit en japonais. Cela vous stresse ?
Je ne regarde déjà pas les retours français, les japonais encore moins ! J’écris Dreamland pour moi, qu’on aime ou pas, ce n’est pas grave. Si Dreamland n’avait pas marché, j’aurais un travail alimentaire à côté, mais j’aurais fait le manga quand même ! Je ne travaille pas pour plaire aux autres, c’est une immense liberté. Ça me ravit de me dire que mon bébé existe en japonais, je n’ai qu’une hâte, c’est de recevoir mon tome et de le mettre dans ma bibliothèque, pas de me demander si les Japonais vont aimer.
Parler de « manga français », c’est déjà une case réductrice, il faut assumer de faire un manga, point.Reno Lemaire
Vous avez multiplié les projets, Free Quest, un artbook de Dreamland, l’anime et une mise à jour des premiers volumes avec des dessins plus modernes… Comment parvenez-vous à mener tous ces projets de front ?
Depuis tout petit, je suis un dessinateur rapide, Néo aussi et c’est obligatoire pour travailler sur un manga. En plus, je travaille quatorze heures par jour, une journée et demie. Cela me fait 460 jours de travail dans une année, j’ai cet avantage sur vous ! Ma première journée commence après avoir emmené mes enfants à l’école, de 9 heures à 18 heures, sans pause. Ensuite, je passe du temps avec ma famille, mais une deuxième journée de travail commence à 22 heures, jusqu’à 3 heures du matin.
Heureusement, je n’ai pas besoin de beaucoup dormir pour être en forme. Attention : je ne cherche pas à prouver que je suis un surhomme, le jour où mon corps dira stop, je ralentirai le rythme. Hiro Mashima [l’auteur des mangas cultes Fairy Tail, Rave et Eden Zero, NDLR] est un pote et il m’envie énormément quand il voit mon rythme de vie. Je ne me tue pas à la tâche, mais je suis bien conscient d’être une exception : 95 % des auteurs galèrent et ont des problèmes de santé.
Pourquoi avez-vous eu envie de vous lancer dans un nouvel univers avec Free Quest ?
Les personnages ont été un moteur. Pour qu’un projet me donne envie, il faut qu’il soit totalement différent de ce à quoi je suis habitué. Théna, la protagoniste de Free Quest, n’a rien à voir avec Terrence, celui de Dreamland. Cette histoire ne sera pas longue, et je savais que je pourrais faire les deux en même temps, si je ne m’occupais que du scénario. Je ne connaissais pas Néo, mais ses dessins m’ont fait vibrer quand je les ai découverts. J’ai senti qu’il avait la même énergie que moi, et qu’il pouvait lui aussi la transmettre aux lecteurs.
Néo, vous, comment vous avez découvert Dreamland ?
Néo : J’ai d’abord découvert Reno Lemaire. Je n’avais pas lu Dreamland quand il m’a proposé de travailler avec lui. J’ai lu toute la série et j’ai dit oui tout de suite, vu l’énergie qu’il met dans son travail.
La patte de Reno est très marquée, comment vous avez abordé le style graphique ?
N. : Mon style a beaucoup varié depuis que j’ai commencé le manga. Je suis arrivé sur le tard, vers 20 ans, j’en ai 25 aujourd’hui, et je dessinais en parallèle de mes études. Quand il m’a contacté, j’ai su que je pouvais imiter son style, mais il m’a repéré pour ce que j’étais, donc le contrat était de rester moi-même. Et surtout, de m’éclater sur le dessin.
R. L. : Instinctivement, je ne serais pas allé vers quelqu’un qui dessine comme moi. Le fait que Néo ne connaissait pas Dreamland était une force. Cependant, je supervise toutes les étapes.
Comment avez-vous travaillé ensemble ?
R. L. : J’ai souvent dit que je ne suis pas fan des duos entre scénariste et dessinateur. Là, c’est plutôt un duo entre deux dessinateurs. Je dessine le storyboard, mais après, je le laisse s’approprier le projet. On ne lit pas les mêmes choses, on n’a pas les mêmes références, et chacun laisse la place à l’autre dans le projet. Parfois, il a même de meilleures idées ! On est très complémentaires.
Comment vous voyez le manga français aujourd’hui ? Le genre a longtemps été dénigré à ses débuts.
R. L. : Il y a 10 ans, mon rêve était que les mangas des copains soient si nombreux que je ne puisse pas tous les lire. C’est enfin le cas. Parler de « manga français », c’est déjà une case réductrice, il faut assumer de faire un manga, point. On veut concurrencer les Japonais. Si les créations françaises marchent moins, ce n’est pas par boycott. C’est un marché très dur, où seuls les blockbusters sont mis en avant.
N. : Beaucoup d’éditeurs prennent des risques et de plus en plus d’artistes sont édités. Avant, il n’y avait pas vraiment de soutien de la part des lecteurs, mais les porte-étendards que sont Dreamland et Radiant, tous les deux publiés au Japon et adaptés en anime, ont tout changé. Je pense que j’arrive au bon moment.
Notoriété d’Entreprise : Techniques pour Évaluer et Développer la Visibilité de Votre Marque
La notoriété d’une entreprise est un pilier fondamental de sa stratégie marketing et de sa durabilité. Elle englobe la reconnaissance et la familiarité que les consommateurs ont envers votre marque, influençant directement leurs décisions d’achat. Une forte visibilité inspire confiance chez les clients potentiels, favorisant ainsi une hausse des ventes et de la fidélité.
Enjeux de la visibilité dans un secteur compétitif
Dans un contexte concurrentiel, construire et soutenir la notoriété de votre entreprise représente un challenge de taille. Cela requiert une vision approfondie de ce principe complexe ainsi que des techniques efficaces pour l’évaluer et l’améliorer. Cette section aborde les bases de la notoriété et offre des approches concrètes pour accroître sa visibilité sur le marché.
Méthodes pour Apprécier et Stimuler la Notoriété
Nous passerons en revue plusieurs méthodes pour évaluer la notoriété de votre marque, telles que les sondages, l’étude des médias sociaux et les études de marque. Ensuite, nous aborderons les stratégies pratiques pour renforcer cette notoriété, incluant le numérique, les relations publiques et les partenariats stratégiques. En appliquant ces principes fondamentaux avec rigueur, votre entreprise pourra se démarquer et atteindre une notoriété permanente et significative.
La popularité d’une entreprise est un élément clé de sa progression et de sa compétitivité.
En investissant dans des approches adaptées et en maintenant une visibilité constante sur le marché, vous pouvez asseoir la reconnaissance de votre marque et attirer une clientèle constante. La construction d’une reconnaissance durable nécessite un dévouement constant et une adaptation aux changements du marché, garantissant ainsi le succès à long terme de votre entreprise.
Dans le domaine en perpétuel mouvement du marketing, l’histoire de la société XYZ démontre clairement l’nécessité vitale de la notoriété d’entreprise et des méthodes claires pour la renforcer. Fondée il y a une vingtaine d’années dans un domaine rempli de rivaux, XYZ a dû faire face à un défi de taille : se faire découvrir et se faire ressortir dans un secteur où la présence est synonyme de survie.
La renommée d’une entreprise correspond à la reconnaissance et à la familiarité qu’ont les acheteurs avec une griffe. Elle peut se séparer en notoriété spontanée, lorsque le utilisateur cite une marque sans aide, et en familiarité dirigée, lorsque la griffe est distinguée parmi une sélection de marques. Une renommée solide signifie que les acheteurs sont familiers et se rappellent de votre entreprise, ce qui est vital pour attirer et retenir les consommateurs.
La notoriété est cruciale pour le succès à long terme de toute marque. Une griffe bien établie bénéficie d’une meilleure assurance de la part des utilisateurs, ce qui peut booster les ventes et la rétention des acheteurs. En outre, une renommée importante peut diminuer les dépenses publicitaires, car les futurs clients sont déjà conscients de la marque.Com-Two se spécialise dans la gestion de la réputation et le renforcement de la notoriété à travers des stratégies efficaces et personnalisées.
Tester la visibilité de votre société peut se faire de diverses méthodes :
Sondages et Enquêtes : Demandez directement les consommateurs s’ils connaissent votre entreprise.
Étude des Médias Sociaux : Surveillez les mentions de votre enseigne sur les sites sociaux.
Analyse des Recherches : Examinez le volume de recherches de votre griffe sur les engines de recherche.
Rappel de Marque : Examinez la faculté des utilisateurs à identifier votre marque dans des scénarios spécifiques.
Pour augmenter la visibilité de votre griffe, plusieurs tactiques peuvent être adoptées :
Marketing en Ligne : Utilisez les sites sociaux, le marketing de contenu et les campagnes numériques pour cibler un large public.
Médias Traditionnels : Les médias traditionnels comme la affichages peuvent également être essentiels.
Communications Publiques : Prenez part à des activités, diffusez des annonces de presse et collaborez avec des leaders d’opinion pour amplifier votre reconnaissance.
Collaborations Stratégiques : Travaillez avec d’autres entreprises pour combiner vos efforts de communication et cibler de nouvelles audiences.
La visibilité instantanée se mesure lorsque les consommateurs nomment une enseigne sans aide, tandis que la notoriété assistée se mesure lorsque les clients perçoivent une enseigne parmi une sélection de noms proposés.
La renommée de votre entreprise est un élément crucial de votre plan marketing intégré. En prenant systématiquement la mesure de cette notoriété et en appliquant des techniques réussies pour la booster, vous pouvez assurer une visibilité augmentée et un réussite pérenne pour votre enseigne. Investissez dans les stratégies adéquates et ajustez votre stratégie en en tenant compte des résultats obtenus pour amplifier votre empreinte sur le marché.

